Les vertus du poisson
Les publications scientifiques des dernières années ont largement contribué à valoriser les acides gras de la famille Oméga-3. Outre leurs bienfaits en santé cardiovasculaire, les études se penchent de plus en plus sur leur pouvoir de réduire le risque d'autres maladies comme les cancers, les atteintes inflammatoires et la maladie d'Alzheimer.
Les recommandations quant à la consommation de poisson sont universelles; il faut en consommer au moins une fois par semaine, idéalement de deux à trois fois.
Les poissons possèdent de nombreuses qualités nutritionnelles. En plus d’être une source importante d’acides gras oméga-3 hautement insaturés, de sélénium, de vitamine D et de protéines, les poissons sont faibles en matières grasses, en gras saturés et en cholestérol. Ces qualités nutritionnelles concordent bien avec les recommandations actuelles sur l’alimentation qui préconisent des sources de protéines plus maigres.
Quelle quantité de poisson recommandez-vous par semaine ? Comptez-vous les poissons plus faibles en gras dans cette recommandation ?
Les recommandations récentes suggèrent deux portions de 230 grammes par semaine de poissons riches en Oméga-3. Ces apports permettent de rencontrer les besoins quotidiens estimés entre 700 et 800 mg d'EPA et de DHA. Parmi les poissons les plus riches en Oméga-3, on retrouve le saumon (frais ou en conserve), le hareng, le maquereau bleu, le flétan du Groenland, la sardine et le thon. Les poissons plus maigres, ainsi que les crustacés et mollusques, même s'ils contiennent nettement moins d'Oméga-3, restent des sources non négligeables.
Les poissons d'élevage sont-ils moins intéressants que ceux pêchés à l'état sauvage ?
Comparativement aux poissons sauvages, les poissons d'élevage contiennent plus de matières grasses. Ils contiennent tout autant d'Oméga-3 en quantité absolue bien que, exprimé en proportion du gras total, ils en contiennent moins. Les poissons d'élevage sont tout aussi recommandables que les autres. Leur contenu en Oméga-3 dépend du type d'alimentation qu'il leur est fourni.
Beaucoup de consommateurs s'inquiètent de la contamination du poisson par le méthylmercure. Les bienfaits associés à la consommation de poisson dépassent-ils la préoccupation envers le mercure ?
Le niveau de contamination de la population québécoise est très faible. Les études ayant étudié l'impact du mercure ont été réalisées auprès de populations nordiques, grands consommateurs de phoques et de baleines, des espèces beaucoup plus contaminées que les poissons consommés par la majorité des gens. De plus, le poisson est une source intéressante de sélénium (lequel a des propriétés antagonistes au mercure). En suivant les limites de consommation recommandées pour certaines espèces par le ministère de la Santé et des Services Sociaux (MSSS) et le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ), il n'y a pas de raison de s'inquiéter. Les limites concernent principalement le thon rouge, le requin et l'espadon (des poissons prédateurs) et certaines espèces d'eau douce (grand corégone, omble de Fontaine, etc.).