Le régime méditerranéen

La diète méditerranéenne fait l’objet d’études scientifiques depuis les années 60, moment où le chercheur Ancel Keys, dans son étude des 7 pays, a démontré que les habitants de la Méditerranée (dans ce cas la Crète) souffraient beaucoup moins de maladies cardiovasculaires que ceux d’autres pays comme les États-Unis et la Finlande. Depuis, les recherches n’ont cessé de répertorier les bénéfices salutaires nombreux associés à ce type d’alimentation. Le terme « diète » représente mal ce type d’alimentation qui est en fait plus un mode de vie qu’une diète comme telle.

Il semble aujourd’hui qu’on ne peut attribuer à un aliment unique l’effet protecteur de ce régime mais bien à un ensemble de caractéristiques qui agissent en synergie pour offrir une protection contre des maladies chroniques.

Dans la diète méditerranéenne traditionnelle, on note une consommation élevée d’huile d’olive (jusqu’à 23 litres par année chez les Grecs), de légumes, de fruits, de produits céréaliers, de légumineuses et de poisson.

On remarque aussi une consommation modérée de produits laitiers (surtout sous forme de fromage et de yogourt) et de vin, quand c'est accepté par les normes religieuses et sociales. Finalement, il y a une faible consommation de viande.

Ces caractéristiques se reflètent bien dans la pyramide de la diète méditerranéenne, laquelle a été lancée par l’organisme Oldways en 1993 dans le but d’encourager la population à adopter ces habitudes alimentaires saines.

Les produits céréaliers, contrairement à la croyance populaire qui les associe à la prise de poids, sont au cœur de ce régime. Ils fournissent des glucides, nécessaires à l’organisme.

Les légumes sont bien arrosés d’huile d’olive ce qui rehausse leur saveur.

Le lait est peu abondant mais le fromage et le yogourt sont très présents. Le fait que plusieurs habitants de la Méditerranée souffrent d’intolérance au lactose explique la faible consommation de lait.

La viande, suggérée une fois par mois, est réservée aux occasions spéciales.

Le poisson et les légumineuses, autres sources de protéines, règnent en roi !

Les recherches se poursuivent encore aujourd’hui avec la découverte constante de résultats séduisants. L’adoption des habitudes alimentaires méditerranéennes protège non seulement des maladies cardiovasculaires mais elle réduit également le risque de cancer, de diabète et de maladies dégénératives. Des études récentes ont pu démontrer que cette diète réduisait les risques de maladies de Parkinson et d’Alzheimer ainsi que les douleurs associées à l’arthrite rheumato?de. Ce régime est aussi associé à un plus faible taux d’obésité.

Récemment, on a même pu identifier dans l’huile d’olive un type de polyphénols (oléocanthal) qui a un effet anti-inflammatoire similaire à l’ibuprofène (Advil). Selon le chercheur à l’origine de l’étude, il faudrait consommer entre 50 et 60 ml d’huile d’olive tous les jours pour obtenir des bénéfices. Considérant que l’huile apporte 122 calories pour 15 ml, il faudrait alors nécessairement couper les calories ailleurs pour ne pas entraîner de prise de poids. Quant au mal de tête, il faudrait prendre un litre d’huile pour le soulager, autant avouer qu’on ne peut mettre le tout en pratique !